Mike Crocbart le dessinateur de la bande dessinée « Cylindres » que je vous invite à aller découvrir s’est prêté à mon jeu de questions/réponses. Je vous ai déjà parlé de lui au travers de mes articles sur la BD « Domestic Robot » dont il est le dessinateur.
Lex: Depuis combien de temps fait tu de la BD et pourquoi ?
MC: Dans un cadre plus sérieux, cela fait depuis 2003. En fait c’est surtout quand j’ai rencontré ce dessinateur pro sur le lieu de mon ancien boulot. 2003 / 2006 j’ai galéré entre ce boulot de merde et ma passion (créer et raconter des histoires). Passion qui a toujours été là.
Lex: Peux-tu me parler de cette collaboration avec un dessinateur chez glénât ? Pourquoi c’était de manière non officielle ?
MC: De manière non officielle, parce qu’il voulait que je travaille par la suite sur ses projets, mais il ne prenait jamais le risque de me présenter à ses relations. Au début, je lui avais amené un concept pour une histoire avec des pirates et des bateaux volants. Un mélange des mystères de l’ouest, de Jules Vernes et d’aventures exotiques façon « le tigre du bengale » de fritz Lang. Il voulait en développer l’histoire, puis il a rebondi sur ses envies… Bref, j’ai appris beaucoup avec lui (en fait ce qu’on ne lit pas dans les livres – fussent-ils très bien fait) et rien que pour ça, et ces grandes discussions sur la BD d’hier et d’aujourd’hui, je lui en suis reconnaissant. Mais il avait plus besoin d’un mec de l’ombre qui s‘extasie sur son boulot que d’un partenaire apprenti. Peut un être un jour, nous reverrons nous.
Lex: Tu as déjà essayé de bosser pour des studios juste en tant que dessinateur sur les projets d’autres personnes ?
MC: Et bien pour l’instant le seul et le premier avec qui je suis en projet, c’est le Studio Makma. Edmond Tourriol a
été cool et c’est là que j’ai eu ce projet avec un jeune scénariste… Lex… Euh !…. Castanheira je crois !
Après pour les collaborations extérieurs, j’essaie aussi en ce moment de visualiser le projet « Polar, comédie légumière » (un trip à la – Signé Furax) d ‘ Arnaud Bruneau (rencontré aussi par l’intermédiaire de l’ADABD).
Lex: Tu fais scénariste, dessinateur, lettreur, coloriste, encreur, pour la BD Cylindres ce n’est pas un peu dur d’avoir autant de casquettes sur un projet ?
MC: Oui tout cela semble un peu beaucoup, mais il a bien fallu pour monter ce projet. Une partie de mon idée avait été « gentiment » barbotée par l’ami dessinateur cité précédemment. Il a fallu que je mette tout ça en forme et que je le fasse protéger. Bien, pas bien, le but était de démarrer la mise en chantier. J’avais appris quelques astuces pour boucler un scénario qui tienne debout (en ce qui concerne le premier tome « sans issus ») et verrouiller la série complète sur 3 tomes avec des tas de notes et les synopsis des tomes 2 et 3. Dessinateur, encreur était ma motivation de départ et puis est venu la mise en couleur (je voulais établir des visuels et des codes couleurs pour l’ambiance générale). J’ai essayé d’apprendre des bases et je me suis mis à travailler sur photoshop (long, très long apprentissage – surtout tout seul et quelques bouquins), ce qui m’a quelque peu décrispé sur la difficulté (je suis très loin de ce que j’aimerais faire pour l’instant). Au passage un grand merci à l’un de mes cousins qui m’a appris, un jour de renoncement, « les calques » en 5 mn ! Pour le lettrage, une bonne police (merci le net), une technique de mise en forme (merci Gil Formosa) et Hop ! Barbatruc ! – Je suis quand même passé entre temps par l’ancienne méthode du collage en direct sur planche. Ca n’a rien avoir avec la qualité et le vrai travail que peu accomplir quelqu’un comme Edmond Tourriol. Reste que tout cela amène la satisfaction d’un boulot entier accomplie, un peu comme un artisan complet.
Lex : Peux tu me parler un peu de Cylindres, comment t’est venu l’idée de cette BD?
MC: L’idée m’est venue entre autre avec l’envie de réaliser une série B décomplexée et bien dans l’esprit de ce que j’aime lire ou regarder (aventure, SF, fantastique, horreur… ). Plus précisément, je suis un grand fan de Carpenter (pour qui la série B n’est pas un sous genre) et je voulais au départ faire une fausse suite à l’un de ses meilleurs films : « Prince des Ténêbres ». J’en ai gardé le cylindre et quelques autres points (qui ont été développé dans un esprit plus proche de certains romans SF). Au final, c’est devenu plus imposant et plus « destroy » dans le délire, mélangeant ainsi des références et envies personnels.
La suite de l’interview dans le prochain épisode, cette fois plus accès sur son bébé « Cylindres »
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et
Héhéhé! Mais c’est que ça avance bien tout ça
Et oui il avance bien Mike sur son projet. Content de te revoir dans le coin Heidi!!